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Un accident pas comme les autres

Il vient de faire une nouvelle victime. L’accident vasculaire cérébral (AVC) a emporté Gaston L’Heureux. Parfois, il procède autrement en faisant des ravages qui seront autant d’atteintes permanentes et limitatives avec lesquelles la victime devra dorénavant composer. L’AVC est vraiment un accident pas comme les autres.

Claude Léveillé, Zachary Richard, Jean-Pierre Ferland font partie des quelque 40 000 qui, chaque année au Canada, sont foudroyées par cet imprévisible ennemi. De ce nombre, 80% conserveront des séquelles de divers ordres :

  • mentales : difficultés d’accès lexical, d’expression orale et de verbalisation ;
  • physiques : difficultés motrices, affectives (il n’est pas rare que le ou la partenaire parte pour cause d’épuisement ou de découragement) ;
  • économiques : généralement, la personne n’est plus en mesure de poursuivre ses activités professionnelles ;
  • sociales : la grande difficulté à communiquer contribue à isoler la personne de ses amis et de ses connaissances, et
  • personnelles : perte d’autonomie, du sentiment d’utilité, de ses aspirations personnelles et professionnelles, état de dépendance, rêves évanouis.

L’AVC laisse derrière lui une personne aphasique, c’est-à-dire privée de sa capacité de communiquer ses idées et ses émotions, et ce, pour la vie…

L’aphasie est une condition permanente. Avec la stimulation appropriée, certaines séquelles peuvent s’atténuer, mais les atteintes et les dommages demeurent. Heureusement, les personnes ayant subi un AVC peuvent compter sur des groupes de soutien tels que le Groupe relève pour personnes aphasiques – Laurentides (GRPA) pour les aider dans leur adaptation à leur nouvelle vie. Le GRPA leur offre son aide pour trouver de l’équipement mais, plus encore, il les accompagne, les soutient, leur propose des activités de stimulation et de socialisation. Quant aux proches aidants, ils reçoivent au GRPA l’écoute ainsi que le soutien pragmatique et psychologique dont ils ont grandement besoin.

L’AVC est un accident vasculaire cérébral dont les symptômes peuvent être détectés. Voici comment :

  • Demandez à la personne de sourire.
  • Demandez-lui de répéter une phrase très simple de façon cohérente (Par exemple : Il fait soleil aujourd’hui.).
  • Demandez-lui de lever les deux bras.
  • Demandez-lui de tirer la langue (celle-ci doit sortir droite, car si elle sort d’un côté ou de l’autre, il s’agit d’un symptôme).

Si la personne présente UN SEUL de ces symptômes, appelez immédiatement le 911 et décrivez les symptômes observés. Un médecin dispose d’environ 3 heures pour intervenir et ainsi éviter que des dommages permanents se produisent.

Et si, par malheur, l’accident se produit, sachez que dans les Laurentides, le GRPA est là pour vous aider, vous et vos proches.